El arte de la pesca L’art de la pêche

Trabajo-Traducción   de la Sección de "El arte de la pesca" de la website de "El maestro Pescador" realizado por la Sra. Stéphan Lacombe 
ti_beck@hotmail.com

 

La pêche est sans aucun doute l’une des premières activités de l’homme pour se nourrir. Au fil du temps et à l’instar de ce qui s'est produit pour d'autres activités de première nécessité, des activités parallèles à ces simples besoins se sont développées. Ce sont les activités sportives.

 

Faisons un petit tour dans le temps et intéressons-nous aux premiers jours de la pêche en mer sous sa forme la plus élémentaire, telle qu’elle se pratiquait sur les côtes européennes à l’Age de pierre.   Au départ, la pêche n’était rien de plus qu’une simple collecte, principale activité de l’homme préhistorique, qui, à marée basse, ramassait crabes, petits poissons et mollusques bivalves qu’il trouvait à la surface. Les outils de chasse traditionnels comme la lance, l’arc et les flèches étaient également employés aussi bien dans les eaux continentales qu’en mer.

 

C’est ainsi que la pêche fut assimilée à la chasse et que les hommes se mirent à pratiquer cette nouvelle et captivante occupation, laissant de la sorte aux femmes et aux enfants le soin d’effectuer la pénible tâche de la collecte. Grâce aux inscriptions runiques, nous savons que la sorcellerie a joué un grand rôle dans cette activité. De même, des inscriptions gravées dans la pierre et représentant des poissons ont été retrouvées. Le Flétan découvert à Stavanger, en Norvège, en est un exemple.

 

Les premiers hameçons furent des pointes dont les deux extrémités étaient affilées, en forme de fuseau. Certains peuples primitifs en utilisent encore de nos jours. Bien qu'il fût inventé plus tardivement que la flèche et le harpon, l'hameçon, sous sa forme originale, était déjà connu à l’Age de pierre. Les hameçons étaient alors taillés dans la pierre, la corne, l’os et le bois. Cependant, il faut savoir qu'ils n'ont pas été inventés en même temps partout dans le monde. En Australie et dans une grande partie de l’Afrique, ce sont les Arabes et les Européens qui ont introduit l’hameçon. A l’Age de bronze et au commencement de l’Age de fer, il existait déjà sous sa forme idéale qui est celle que nous connaissons aujourd’hui.

 

Ainsi, l’Homme a rapidement commencé à tresser des nasses avec de petites branches de saule selon une méthode encore utilisée à notre époque (nasses à anguilles et homards). Sur les fleuves et dans les anses, il construisait des digues dirigeant les poissons à l’intérieur de pièges intelligemment disposés. A l’intérieur des terres, les filets lui servaient lors de combats et pour capturer des oiseaux, mais il apprit très rapidement à les utiliser aussi pour attraper du poisson, en fabriquant des sennes et des filets de fond.

 

Les poissons saisis étaient coupés, séchés au soleil ou fumés afin d'être conservés.

 

A l’Age de bronze et au commencement de l’âge de fer, la construction navale a fait d’énormes progrès. Les radeaux et les pirogues (faits en peaux de bêtes ou en creusant des troncs d'arbres) furent rapidement abandonnés au profit de la construction de bateaux à rames ou à voiles.

 

Au départ, la pêche servait à subvenir aux besoins de chacun mais l’augmentation de la production liée à cette activité donna par la suite naissance à un commerce florissant.

 

C’est ainsi que les Hommes découvrirent petit à petit les vertus conservatrices du sel.

 

Il y a 3000 ans maintenant que le commerce du poisson salé et séché fait partie des plus florissants du bassin méditerranéen. Comme en témoignent les noms de nombreuses villes, les Phéniciens, en particulier, exerçaient grâce à ce produit un commerce des plus actifs: Sidon, par exemple, signifie « village de pêcheurs ».

 

Toutefois, il fallut attendre encore un millénaire avant que les connaissances relatives à la conservation du poisson par le sel ne parviennent jusqu’aux villes du nord de l’Europe.

 

Au Moyen Age, dans l’Europe médiévale, transporter du poisson frais sur de longues distances était chose impossible. Il n’était possible de trouver du poisson de mer frais que sur les propres sites de pêches ou bien en d’autres lieux très proches de ces derniers. A l’intérieur des terres, il n’y avait pas vraiment d’autre choix que de se procurer du poisson d’eau douce. D’ailleurs, concernant cette activité, ces sites jouaient à l’époque un rôle bien plus important que de nos jours. Dans le nord de l’Europe, les poissons les plus vendus étaient les mêmes qu’aujourd’hui, à savoir le hareng et la morue. Le sel devint ainsi une matière première de grande importance. L’eau de mer était acheminée vers des marais salants où, sous l'action du soleil et du vent, elle s'évaporait en cristallisant le sel. Dans les pays peu ensoleillés du nord de l’Europe, l’évaporation était réalisée en réchauffant l’eau de mer au bois ou au charbon, dans de grands récipients spéciaux. Les forêts anglaises, hollandaises et danoises furent les principales victimes de cette exploitation dévastatrice.

 

A la fin du Moyen Age, le sel fut soumis à un lourd impôt, comme le sont à notre époque le tabac et le café. Il en résulta l’apparition d’un commerce clandestin contre lequel des mesures de contrôle et des lois furent prononcées.

 

La pêche au hareng commença à se développer sur la côte est de l’Angleterre vers l’an 1000. A cette époque, le port de Yarmouth était l’un des sites de pêche les plus importants. Parallèlement, la pêche se répandit au canal de la Manche et au sud de la Mer du Nord, dans les eaux de Dieppe, de Calais et des Pays-Bas.

 

Au fil de l’histoire, les techniques de pêche se sont améliorées. Les méthodes complexes que les pêcheurs utilisent actuellement sont le résultat de cette évolution. Le matériel utilisé s’est lui aussi modifié au rythme de l'évolution des hommes, partant des tous premiers hameçons en bois ou en os pour arriver aux instruments modernes.

 

L’hameçon, qui est l’un des plus vieux outils fabriqué par l’Homme, s’utilise encore dans le monde entier et se décline sous 4000 formes différentes. En Europe occidentale et septentrionale, la demande en hameçons est principalement satisfaite par des entreprises anglaises et norvégiennes. Ces derniers sont forgés dans de l’acier, plus rarement dans du laiton et sont très fréquemment galvanisés pour éviter toute oxydation.

 

Les différentes parties de l’hameçon sont: la tête, la hampe, la courbure et la pointe.   La tête peut être aplanie ou présenter un trou permettant de solidement relier le fil à l’hameçon. En général, la pointe est dotée d’un ardillon empêchant le décrochage de l’hameçon une fois le poisson piqué.

 

Les hameçons sans ardillon, utilisés pour la pêche au thon et la capture du poisson gras en général, sont de moins en moins employés.

 

Le norvégien, le harwich, le limerick et le kirby sont les types d’hameçons que l’on retrouve le plus souvent. Ces derniers existent essentiellement en 24 tailles représentées par des numéros. Les petits numéros correspondent aux gros hameçons, les grands numéros aux petits hameçons. Pour la pêche à la morue par exemple, on pourra utiliser un hameçon norvégien numéro 3. Malheureusement, la numérotation n’a jamais été unifiée, de telle sorte que les numéros correspondant à la taille d’un certain type d’hameçon ne sont pas les mêmes pour un autre type.   On en distingue d’ailleurs plusieurs dont les noms sont principalement en rapport avec la forme singulière de la courbure de l’hameçon (partie courbe).

 

La turlutte se compose de nombreux hameçons incorporés ou fixés à un petit poisson métallique brillant ou à un corps en plomb recouvert de fils de couleurs. Pour être efficace, la turlutte être animée d'un mouvement irrégulier de bas en haut obtenu par des gestes saccadés de la main qui la maintient en position verticale. De cette façon, les poissons attirés (gadidés, scombridés) ainsi que les céphalopodes (calamars, poulpes) restent accrochés aux hameçons sans appât.

 

Les leurres tournants sont constitués de poissons artificiels décrivant un mouvement de rotation sur eux-mêmes (cuillère) lorsque l'on tire dessus après les avoir jetés à l’eau.   L’avançon ou bas de ligne est un bout de fil auquel on attache l’hameçon et servant d’intermédiaire entre ce dernier et la ligne. Il peut être en catgut, en nylon, en perlon, en soie ou encore en l’une des ces nouvelles matières extrêmement solides, voire en fil de fer si l’on souhaite pêcher de gros poissons comme les requins. Dans le domaine de la pêche à la ligne, différentes techniques se sont développées (la pêche de fond, à la ligne dérivante, à la ligne de traîne, au lancer, à la ligne flottante, etc.) Lorsque l’on pratique la pêche au coup, à la plombée, à la cuillère, ou avec un appât naturel, on doit, comme pour la turlutte, accompagner l’appât d'un mouvement de bas en haut en faisant monter et descendre la main. Sur la ligne, bien en dessous du plomb, on peut rajouter plusieurs avançons accompagnés de leurs hameçons respectifs (pêche à la ligne dérivante et à la palangrotte). De nos jours, la pêche sportive dispose de cannes de toutes sortes et d’accessoires toujours plus au point. De fait, les anciennes techniques de pêche à la ligne sont peu employées.

 

Pour la pêche au chalut, on peut utiliser différentes sortes d’appâts, naturels ou artificiels, que l’on fixe au bout d'un long fil de pêche et que l’on traîne à l’arrière d’un bateau. Les nouveaux engins de remorquage sont munis de deux lignes proches de la surface (dérivantes) et de deux autres lignes supplémentaires se déplaçant plus au fond (plombées). Pour pêcher le maquereau, on utilise la ligne sans fin. Il s’agit d’un nouvel instrument composé d’un long fil de pêche dont on a relié les extrémités après l’avoir passé dans un tube vertical aux bouts recourbés (voir schéma). Ainsi, lorsque l’on tire dessus par le haut, il se relâche vers le bas. De la sorte, la ligne n'en finit jamais et l'on peut pêcher en continu.  

 

Les palangres de fond sont des techniques de pêche avec hameçons d’une grande importance. Elles sont composées de plusieurs lignes de 50 à 150 brasses de long (environ 95 et 285 mètres) sur lesquelles, à intervalle de 1 à 3 mètres, sont appatés les avançons (morceaux de fil plus fins d’environ 1 mètre de long) aux bouts desquels l’hameçon est attaché. Les appâts sont fixés sur les hameçons avant d’embarquer ou une fois en mer et les extrémités de chaque élément sont attachées les unes derrière les autres jusqu’à obtenir un ensemble mesurant plusieurs kilomètres de long (jusqu’à 50 km). En fonction du poisson que l'on veut pêcher, la palangre est disposée différemment (sur le fond, entre deux eaux, etc., voir figures)

El maestro Pescador ©El maestro Pescador ©El maestro Pescador ©

Les palangres de fond sont surtout employées sur les sites dont la configuration typographique ne permet pas l’utilisation d’engins de remorquage.

 

El maestro Pescador ©

On se sert des palangres de fond pour capturer, entre autres, les poissons suivants : le requin, le saumon, l’anguille (au moyen de palangres spéciales), l’orphie, la rascasse, la limande et le flétan noir. Comme appât, on peut par exemple prendre du hareng, des crevettes grises, des goujons, des rascasses, des crevettes, des crabes, des mollusques, des lamellibranches ou encore des morceaux de calamar. En général, les appâts sont conservés dans des viviers, légèrement salés ou bien congelés. Pour pêcher à la ligne de traîne ou manuellement, on peut également utiliser des leurres artificiels en plastique de couleurs, en caoutchouc ou autre.

El maestro Pescador ©El maestro Pescador ©

On pêche aussi beaucoup au moyen de palangres de fond sur les grands bancs de sable. Les grands navires mères conduisent jusqu’aux sites de pêche de nombreuses embarcations à rame et à fond plat appelées doris (embarcation semblable aux gamelles galiciennes). De jour, ces doris pêchent à proximité du navire mère. C’est également à bord de ce dernier que sont déposées les prises en fin de journée et que les poissons sont préparés, salés et conservés.

 

Parmi les matières entrant dans la confection des filets on retrouve le chanvre, le coton, le nylon ainsi que d’autres fibres synthétiques. Le haut et le bas du filet sont bordés d'une ralingue plus solide. Le bord supérieur compte divers flotteurs en liège, en plastique spongieux ou bien des objets vides, alors que la ralingue inférieure est plombée au moyen de poids, tels des morceaux de plomb, des chaînes, etc.

 

La longueur des filets se mesure en brasses (une brasse équivalant à 1,88 mètres) et la hauteur selon le nombre de mailles. La largeur d’une maille correspond à la distance séparant deux nœuds et l’on conserve la longueur maximale comme référence de longueur; les deux se mesurant filet tendu.

 

Filets dérivants et chaluts de fond.

 

Les filets dérivants pendent verticalement et librement dans l'eau, à la manière d’un rideau. Pour pêcher des poissons pélagiques comme le hareng, le colin, le maquereau, etc., on les installe en eaux libres. En règle générale, on dispose bout à bout un certain nombre de filets jusqu'à obtenir un ensemble de plusieurs kilomètres de long.   Grâce à l’action combinée des poids et des flotteurs de tous types, les filets se maintiennent soit en surface soit à une certaine profondeur. On appelle filets maillants ceux dans lesquels les poissons restent coincés par les opercules en essayant de passer au travers des mailles.

 

Les chaluts de fond, levés verticalement à partir du fond, sont utilisés pour capturer des poissons de fond (morue, poissons plats, etc.). D’ordinaire, on attache ces filets par les extrémités et en ligne droite. Une forme particulière de ce type de filets est le tramail, composé d’une nappe de filets à mailles fines et suffisamment épaisses ainsi que de deux autres mis côte à côte et à mailles très larges. Les poissons cherchant à s’évader de ce filet tirent sur la pièce centrale qui est plus souple et, en passant au travers d’une ouverture de maille latérale, forment une poche à l’intérieur de laquelle ils demeurent prisonniers. Ce filet, efficace bien que difficile à manipuler, s'utilise beaucoup dans le cadre de la pêche côtière pour capturer des poissons plats, des rougets, des rascasses, des pageots, des daurades, des sargues, des araignées de mer, etc.

 

. La bourdigue.

 

La bourdigue est une forme particulière de la nasse et se compose d’un filet vertical solidement fixé au fond. On l'utilise près des côtes, là où les eaux sont peu profondes, pour capturer des muges, des daurades, des bars (loups), etc. Un large filet fixe (barrière) conduit les poissons jusqu’à une entrée en forme d’entonnoir débouchant sur une chambre circulaire dont les parois partent du fond vers la surface et dont la partie supérieure est refermée au moyen d’un filet horizontal. Les filets sont maintenus en position verticale à l’aide de pieds (quelquefois uniquement de tiges). De même, afin d’éviter qu’ils ne se cassent, on les accroche avec de solides cordes entre deux pieds de pieux.

 

Lorsque le sol est trop dur et qu’il est impossible d’y enfoncer les pieds, on a recours à des filets maintenus en surface au moyen de bouées au mouillage.

 

Les madragues.

 

Les madragues sont de gigantesques bourdigues utilisées pour la pêche au thon dont Les barrières peuvent mesurer jusqu’à 3 ou 4 kilomètres de long. Les poissons sont dirigés au travers d’une série successive de chambres dont la dernière, celle de la mort, est dotée d’un filet fixe et d’un fond qui peut être relevé. Les madragues et autres engins du même type sont principalement installés dans les détroits et les baies. Ces techniques de pêche ont essentiellement cours en Espagne, dans la région du golfe de Cadix et dans le détroit de Gibraltar.

 

Les nasses.

 

Le verveux est un filet de pêche, en forme de sac, maintenu ouvert par une série de cerceaux en osier, en saule ou en métal, et muni intérieurement de cônes pour faciliter l'entrée aux poissons et les en empêcher de sortir. Des ailes, ou guideaux, ainsi qu’une antichambre, complètent le piège en évitant que les poissons ne s’échappent par les côtés. L’entrée des nasses est de la même forme qu’un entonnoir (gorge), ce qui facilite l’entrée du poisson. Cependant, le trou de sortie étant caché ou bouché, celui-ci ne peut que difficilement s’en échapper. D’ordinaire, plusieurs nasses sont disposées les unes à la suite des autres.

 

Les nasses sont utilisées dans des eaux peu profondes.

 

Pour la capture de langoustes, de homards, etc., il existe des nasses spéciales en osier.

 

Le chalutier.

 

Le chalutier est l’une des principales techniques de pêche au filet utilisées pour la pêche industrielle. Elle occupe une place de taille dans la capture de poissons pélagiques (pêche au gros de sardines, d'anchois, etc). Ses filets peuvent mesurer plus de 200 brasses de long et atteindre une hauteur de 30 à 50 mailles. Ils se composent de plusieurs pièces dont la taille et la solidité des mailles sont différentes. Les poissons se concentrent dans la partie centrale qui est celle possédant la plus petite maille. Le haut du filet est maintenu en surface à l’aide de flotteurs. Le bas du filet, immergé suffisamment profond, compte, outre des plombs, des petits anneaux dans lesquels passe une ralingue.

 

Ce filet se place à proximité d’un banc de poissons. Une fois ces derniers encerclés, on commence à remonter la ralingue inférieure avec un treuil ou à la main, jusqu’à ce que les cerceaux du bas remontent à la surface. De cette façon, la poche reste fermée et le filet peut alors être remorqué.

 

Lorsque l’on utilise cette technique de nuit, on se sert de petits canots équipés de lampes très puissantes appelés luceros. Les poissons, attirés par la lumière, se concentrent sous ces derniers et sont ainsi facilement attrapés.

 

Les chaluts.

 

Le chalut est un filet en forme de poche qui s’ouvre comme un grand entonnoir. Il est composé de deux parties, la supérieure et l’inférieure, qui sont reliées par les côtés. La partie supérieure recouvre et dépasse la partie inférieure, tel un toit pourvu d’un grand auvent. Les parties latérales, très longues, empêchent les poissons de s’échapper par les côtés. Le filet se rétrécit progressivement vers la partie postérieure pour devenir une longue poche de mailles entremêlées. Le chalut est traîné par deux larges câbles.

 

   

 

 

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